Comprendre la recrudescence des attaques et les bonnes pratiques à adopter
- De quoi parle-t-on ?
Depuis 2024-2025, plusieurs rapports officiels et professionnels convergent vers le même constat : les entreprises françaises, y compris les ETI et PME du Nord, sont confrontées à une pression cyber croissante, portée par trois dynamiques principales :
- La sophistication des campagnes de phishing (notamment via l’IA générative),
- La professionnalisation des groupes de ransomware,
- L’apparition de nouveaux risques liés à l’usage non encadré d’outils d’intelligence artificielle en interne.
Dans le même temps, le cadre réglementaire se renforce (NIS2, DORA), poussant les DSI à structurer davantage leur gestion des risques cyber, y compris vis-à-vis de leurs prestataires et sous-traitants.
- Chiffres clés 2025-2026
- 1 366 incidents de sécurité traités par l’ANSSI en 2025, avec une hausse de 51 % des cas d’exfiltration de données (196 cas contre 130 en 2024) (source : ANSSI, Panorama de la cybermenace 2025.)
- Plus de 504 000 demandes d’assistance traitées par cybermalveillance.gouv.fr en 2025 (+20 % sur un an), dont +73 % d’entreprises accompagnées et +70 % de signalements de phishing (source : Cybermalveillance.gouv.fr, Rapport d’activité 2025.)
- 40 % des entreprises françaises déclarent avoir subi au moins une cyberattaque significative en 2025 ; les attaques sont un peu moins nombreuses mais plus impactantes (source : CESIN, 11ᵉ baromètre de la cybersécurité des entreprises françaises, 2026.)
- 75 % des RSSI jugent risqué l’usage non encadré d’IA en interne (« shadow IA »), mais seuls 16 % l’ont intégré à leur stratégie de sécurité (source : CESIN, baromètre 2026.)
- Entre 15 000 et 20 000 postes non pourvus chaque année en cybersécurité en France, et 25 000 postes à pourvoir d’ici 2028 (source : OPIIEC, étude sur les métiers du numérique.)
- Les vecteurs d’attaque qui progressent le plus
- Phishing et ingénierie sociale : toujours le principal point d’entrée, désormais amplifié par des campagnes générées par IA, plus difficiles à distinguer d’un email légitime.
- Exfiltration et vol de données : en forte hausse selon l’ANSSI, avec un impact réputationnel et réglementaire (RGPD, NIS2) direct pour les entreprises touchées.
- Piratage de comptes professionnels : +45 % de cas assistés en un an, souvent lié à des mots de passe réutilisés ou une authentification insuffisante.
- Shadow IA : usage d’outils d’intelligence artificielle non validés par la DSI, avec un risque de fuite de données sensibles vers des services externes non maîtrisés.
- Bonnes pratiques à mettre en place côté entreprise
- Renforcer l’authentification (MFA généralisée) et limiter les accès aux seules ressources nécessaires (principe du moindre privilège).
- Former et sensibiliser régulièrement les équipes au phishing, y compris aux campagnes générées par IA, plus difficiles à repérer.
- Encadrer l’usage de l’IA générative en entreprise : politique claire, outils validés par la DSI, sensibilisation aux données à ne jamais partager.
- Intégrer des exigences de sécurité dans les contrats avec les prestataires et sous-traitants (clauses de sécurité, questionnaires), comme le font déjà 85 % des entreprises selon le CESIN.
- Préparer un plan de réponse à incident testé, pour limiter l’impact d’une attaque plutôt que de chercher à l’éviter à 100 %.
- Compétences recherchées et impacts pour les freelances et les clients
Pour les clients et DSI, cette tension se traduit par une difficulté croissante à recruter des profils cyber en interne, ce qui pousse de plus en plus d’entreprises à s’appuyer sur des freelances ou consultants externes pour renforcer temporairement leurs équipes sécurité, mener un audit, ou accompagner une mise en conformité NIS2/DORA.
Pour les freelances IT, la cybersécurité n’est plus l’affaire des seuls experts sécurité : elle irrigue désormais les métiers de développeur, data engineer, cloud engineer ou chef de projet, pour qui une culture sécurité solide (sécurisation des accès, gestion des secrets, bonnes pratiques DevSecOps) devient un vrai atout différenciant sur le marché.
- Ce que ça change pour les consultants Keytech
Chez Keytech, nous constatons cette évolution dans les missions que nos clients du Nord nous confient : de plus en plus de cahiers des charges intègrent une exigence sécurité explicite, même sur des postes historiquement non cyber. Pour les freelances accompagnés par Keytech, c’est l’occasion de valoriser une expertise sécurité existante ou de monter en compétences sur le sujet, dans un marché où la demande dépasse largement l’offre de profils qualifiés.
Sources
ANSSI (cyber.gouv.fr), Panorama de la cybermenace 2025, publié en 2026.
Cybermalveillance.gouv.fr, Rapport d’activité et état de la menace 2025, mars 2026.
CESIN, 11ᵉ baromètre annuel de la cybersécurité des entreprises françaises, 2026.
OPIIEC (Observatoire Paritaire des Métiers du Numérique, de l’Ingénierie, du Conseil et de l’Événement), étude sur les besoins en compétences cybersécurité.
